Murmures sadiens

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29 mai 2013

Interlude musical.

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Suggestif, j’aime tout simplement.

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21 avril 2013

Comprendre l’inquisition (?)

Publié par Murmures sadiens dans Art et culture dans mes goûts etc..

Je me penche en ce moment sur l’inquisition, la « religion » et la chasse aux sorcières…
Succinct rappel à ce propos:

Au début du XIIIème siècle, face aux mouvements manichéens cathares et albigeois, l’église chrétienne décide de mettre en place une institution judiciaire chargée de lutter contre l’hérésie. C’est ainsi que naît l’Inquisition.
Derrière ce terme souvent associé dans les représentations contemporaines à la torture et l’arbitraire, se cache une puissance originale. Excessif ou clément, souvent contesté, ce véritable tribunal de la foi s’appuie en fait sur des rapports ambigus et complexes entre l’église et les états.

Dès qu’elle accède au statut de religion d’Etat sous Constantin et conformément à sa doctrine, l’église refuse que la foi soit imposée par la contrainte physique et prononce des peines spirituelles, la plus grave étant l’excommunication.
Cependant, atteindre à la doctrine de l’Eglise, c’est atteindre à l’Etat et à l’empereur. Par conséquent, à la notion d’hérésie se superpose la notion de trouble social et de crime de lèse-majesté. Dès lors des châtiments physiques allant jusqu’à la peine de mort apparaissent, au nom de l’église, mais souvent exécutés par l’état.
En 1199, Innocent III franchit un pas avec la bulle « Vergentis in senium » qui met en place une procédure répressive contre les Albigeois.

Grégoire IX donne une nouvelle forme à la lutte de ses prédécesseurs Innocent III et Honorius III en promulguant la constitution Excommunicamus en 1231. Désormais, ce n’est plus aux évêques de surveiller l’orthodoxie mais à des inquisiteurs qui dépendent directement du Saint-Siège. Par ailleurs, la prison et la mort par le feu deviennent des instruments officiels de pénitence.
L’inquisition dans le Saint Empire est née : comme son étymologie l’indique (Inquisitio signifie recherche), sa mission est de rechercher et de punir les hérétiques. Autrement dit, elle cumule les fonctions de police et de juge de la foi.

En 1252, les pouvoirs de l’Inquisition sont encore renforcés grâce à la légitimation de la torture prononcée par Innocent IV dans sa bulle « Ad extirpenda » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Ad_extirpenda).

Sources: linternaute.com


 

Vaste sujet, il y a tant à apprendre et comprendre sans prendre position, l’esprit empathique…

Toujours est-il que je remercie les auteurs des différents endroits où je trouve ces informations, et je conseille au moins (il en existe bien plus) deux ouvrages sur ce sujet:
« Malleus Maleficarum » (Le marteau des Sorcières) (Henry Institoris, Jacques Sprenger)
« Le manuel des inquisiteurs » (Nicolau Eymerich, Francisco Peña)


Un clip musical fort à propos et clin d’oeil ironique..

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27 février 2013

Interlude.

Publié par Murmures sadiens dans Art et culture dans mes goûts etc..

Interlude. dans Art et culture dans mes goûts etc.. tomba_della_fustigazione-300x292

Peinture murale: Fustigatione Tomba della (grave flagellation) dans la nécropole de Tarquinia à Latium, Italie.

VIème siècle avant J.C

 


edouard-henri_avril-207x300 dans Art et culture dans mes goûts etc..

Fanny fouette M. Barville (au chat à 9 queues) de Édouard-Henri Avril.

Édouard-Henri Avril (1849-1928) était un peintre français et dessinateur publicitaire.

Sous le pseudonyme: Paul Avril, il était un illustrateur de littérature érotique.





 

 

 

13 janvier 2013

De la punition.

Publié par Murmures sadiens dans Art et culture dans mes goûts etc..

La punition selon ma vision dans le SM n’est pas anodine.
Si je demande les goûts ou tabous des personnes qui se soumettent, ce n’est pas futile, et certainement pas pour dominer « à la carte », ce que je laisse volontiers aux dominatrices professionnelles.

 

 

Punition physique, contrainte.

Une punition promise tout au long de la rencontre, basée sur le nombre des fautes commises. Punition et contrainte persuasives.

 

 

Ceci étant dit, je tiens compte des différents goûts et m’en sers pour récompenser ou punir.

Chaque individu est différent, chaque acte sera perçu de manière individuelle selon les goûts, craintes, appréhensions, ou simplement l’envie.

 

 

Punition psychologique1

Dans ce cas le soumis ne pouvait pas poser la langue sur les poussières, encore moins lécher les gouttes de sperme qu’il avait laissé échapper de sa main lors d’une masturbation ordonnée.

 

 

La punition sera donc pensée selon la personne qui se soumet sur l’instant.
Si je ne connais pas assez bien la personne, j’évalue, je jauge sur le temps de la rencontre, repère les points sensibles et cible ces points.

 

 

Punition psychologique2

Le dégoût apparent assure de l'esprit punitif.
Soumis K. sera plus attentif...

Les points sensibles peuvent demeurer en un autre endroit qu’une partie du corps, comme l’esprit.

 

 

punition psychologique3

Ce soumis est hétérosexuel et répugne à tout geste sexuel envers un homme ou d’un autre homme.
Ordre est donné de lécher la confiture (sachant qu’il commencera forcément par l’endroit le plus éloigné du sexe)
Il va sans dire que dans l’esprit du soumis, les sens se bousculent, la peur panique, l’exécration jusqu’à refuser l’ordre. Il se soumettra à contre coeur, mais il obéira, non sans peine.
Cette personne se souviendra longtemps de cette punition méritée, efficace et marquante. Il peut être fier.. maintenant avec le recul d’avoir su obéir à ce point.

 

 

Lorsque je marque une personne psychologiquement, je sais que la punition infligée a été efficace.

Il en va de même pour une récompense.
Une punition doit être marquante, ne doit pas donner l’envie de réitérer, ne doit pas être espérée, elle est infligée en ce sens.
Ne souhaitez pas être puni, si tel est le cas vous aurez la punition suprême: l’ignorance ou/et le renvoi.

 

22 janvier 2010

Chorégraphie à grande échelle.

Publié par Murmures sadiens dans Art et culture dans mes goûts etc.., Musique et vidéo

 

(Petite parenthèse) 

 

Ce phénomène me séduit par sa convivialité, le rapprochement entre inconnus, gens de la rue, la bonne ambiance, la joie et l’enthousiasme qu’il suscite chez les jeunes, il se propage outre-manche et emplit les écoles de danse.

 

Un phénomène culturel de masse, une chorégraphie enseignée sur très peu de temps suivant une organisation et un planning de pointe, à un public entier avec son assentiment pour un titre choisi lors d’un concert pour un résultat superbe.

 

http://www.dailymotion.com/video/xauk2l

 

Pourquoi les artistes n’auraient-ils pas eux aussi leur spectacle?

 

6 juillet 2009

Ghosts – Interlude.

Publié par Murmures sadiens dans Art et culture dans mes goûts etc.., Musique et vidéo

 

Sans sombrer dans le cliché « fan de », je tiens à rendre hommage à l’artiste, l’homme de talent, un homme à qui le monde aurait bien fait de fiche la paix.

J’aime le paranormal, ce qui ne paraît pas « normal » à l’homme car pas forcément visible.

Il y a tant de choses invisibles à l’oeil humain qui existent pourtant.

J’aime donc l’horreur, l’épouvante, le fantastique, et surtout le talent quel qu’il soit.

Un hommage bien petit mais sincère à Michael Jackson, avec un clip vidéo dans sa version longue (40 minutes environ), la version courte emasculant l’histoire de ce court métrage qui m’a clouée dans mon siège à l’époque, avec celui de « Thriller ».

Un court-métrage pensé et dirigé par l’artiste lui-même et Steven Spielberg, sur fond musical et chorégraphique entre autres sur l’excellent titre : « Jalousy »

http://www.dailymotion.com/video/xoybd

Pour les plus courageux.

Et pour les puristes, la scène de maquillage et d’effets spéciaux réserve une petite surprise sur cette histoire.

J’ai en horreur les préjugés, la mauvaise foi, les « on-dits », les certitudes basées sur rien, les gens « bien intentionnés » sachant mieux que vous comment vous respirez.

 

En ce qui concerne cet homme dans sa totalité, je respecte et le salue sur ce petit coin que je lui dédie.

 

Je vous salue l’artiste.

6 mars 2009

Le Necronomicon.

Publié par Murmures sadiens dans Art et culture dans mes goûts etc..

 

Ma Maîtresse m’ayant offert « Le necronomicon » dont je parle dans l’article sur H.P Lovecraft (il faut suivre! sourire), je viens de le dévorer, et me suis régalée d’abord dans l’introduction écrite par Colin Wilson (écrivain britannique et auteur de: « le Dieu du labyrinthe » que je ne vais pas tarder à me procurer, sourire) où l’on se délecte d’histoire, de psychologie, de philosophie, de civilisations, d’ésotérisme, sciences occultes etc, de religion, de sectes, de nombreuses références littéraires, d’hommes de savoir, de questionnements, de rebondissements, tout ceci gravitant autour de H.P Lovecraft, écrit par un homme cartésien et prudent.

Il apparaît que, ce que tous nomment « le Necronomicon » ne serait pas une oeuvre individuelle mais un chapitre: « Secret Names » d’une vaste compilation de documents magiques venant d’Acadie, de Babylone, de Perse et d’Israël probablement effectuée par « Alkindi » (Ya’ kub ibn Ishâk ibn Sabbah al-Kindî qui mourut vers 850 ap. J.-C.).

Cette compilation prétend contenir les restes d’une tradition magique antérieure à l’humanité d’après les recherches scientifiques sur plusieurs années du Dr Stanislaus Hinterstoisser (Président de l’institut d’étude de la magie et des phénomènes occultes de Salzbourg) et de ses collaborateurs.

Une lettre de ce chercheur publiée dans cet ouvrage plonge le lecteur dans le temps et l’espace nous menant de Platon vers l’Atlantide, l’Egypte Antique, la Mésopotamie Antique, à la révolution Française entremêlant histoire, secte, reliquaire et textes sacrés, torture, par le biais de « Cagliostro ».

Sans oublier les linguistiques, langues raréfiées, voire mortes.

Toutes ces recherches dans l’unique but de traduire « le Necronomicon » dont il détenait une copie en langue originale, il n’aura pu traduire qu’une partie avant de décéder.

Il avait pris soin de léguer SA traduction partielle à une personne de confiance qui poursuivra son travail.

Il existe une traduction anglaise complète du chapitre nommé le « Necronomicon » rédigée par John Dee (mathématicien, astronome, astrologue, géographe, alchimiste 1527 – 1609) qui aimait coder ses manuscrits, aidé de son collaborateur Edward Kelly (ou Kelley, alchimiste, scribe 1555 – 1597)

johndeeedwardkellyinvoquantunesprit1585.jpg 

Dans cet ouvrage, Robert Turner (auteur dont on ne sait pas grand-chose, et pourtant Colin Wilson parle de lui en temps que connaissance) tente par un commentaire, de connaître le contenu du « Necronomicon » de la traduction anglaise de John Dee sensé être un livre « noir » où l’on trouve entre autres la mort, des formules, conjurations, sceaux et cachets magiques, d’innombrables incantations entièrement composées de mots inconnus à peine prononçables tels que: « Kso’ppghiel, N’Mosnikttiel Skd Huzi.. », mais aussi de nombreuses créatures bienfaisantes.

Ces noms appartenant à une époque reculée et entièrement disparue justifient à eux seuls ce titre: le « Necronomicon » : le livre des noms éteints.

Du « Mythe de Cthulhu » les chercheurs ont établi que H.P Lovecraft « utilisait la fiction pour faire passer des réalités qui étaient, de son temps, considérées comme trop fantastiques pour être présentées sous toute autre forme et ne les maîtrisait pas. » Selon eux, H.P.L avait des connaissances subconscientes qu’il prenait pour rêves de par son père, vers qui ils ont orienté certaines recherches.

De plus beaucoup d’entre eux s’accordent à présenter H.P.L comme peu cultivé mais très réceptif aux forces de l’esprit.

Le « Necronomicon » est sujet, encore de nos jours à bien des discussions et polémiques rassemblant d’un côté les « sceptiques et non-croyants », de l’autre, les adeptes et passionnés.

Je veux bien croire que certains écrits soient faux, ou que certains soient fraudeurs ou charlatans comme « Cagliostro » qui le fut par à-coups, mais tous??…

Cela équivaudrait à dire que tous les chercheurs, scientifiques soient faux, crédules et naïfs (?).

Je pense qu’ils ont poussé leur recherches assez loin pour « oser » parler de leurs résultats, mettre en jeu leur notoriété et leur carrière.

 

De ce fait, je crois en l’existence d’un texte, ou d’un ensemble de textes se référant aux pratiques ancestrales et « magiques », aux croyances, et à la force de l’esprit, pourquoi pas au « Necronomicon », chacun reste libre ensuite de croire ou non au contenu de l’ouvrage.

 

Comme j’ai écrit sur ce blog, ces sujets me passionnent, merci à Ma Maîtresse pour ce livre qui répond à l’une de mes questions, et pour les recherches qu’il m’amène à poursuivre.

 

1 janvier 2009

Il écrivait…

Publié par Murmures sadiens dans Art et culture dans mes goûts etc..

Et je le lis.

Certains textes ou poèmes, bien que je ne raffole pas de ce genre d’écrits… m’ont interpellée et intéressée à la poésie.

J’en reparlerai ultérieurement.

Etrangement ils étaient tous l’oeuvre d’un même écrivain (poète) pour lequel mon attention s’est reposée, il y a quelques années.  

 

Surréaliste, Robert Desnos est un homme qui a préféré vivre sa passion de poète dans la rélégation de son père, menant la vie qu’il s’est choisie même si difficile à ses débuts.

Un trait de personnalité qui me plait, sa force de caractère l’amène à se forger la vie dont il rêvait.

Touche à tout, fonceur, engagé, il côtoie peintres, écrivains, politiques, et se voue de passion pour une chanteuse de music hall: Yvonne Knops, dite Yvonne George.

Pour elle, il écrit les textes qui par le plus grand hasard, m’ont amenée à les lire d’un endroit à d’autres de la toile, mes lectures se signaient souvent par: Robert Desnos.

Il n’aura vécu que 45 ans (1900 – 1945) foudroyé par le typhus dans un camp de concentration.

 

J’ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité.
Est-il encore temps d’atteindre ce corps vivant
Et de baiser sur cette bouche la naissance
De la voix qui m’est chère?

J’ai tant rêvé de toi que mes bras habitués
En étreignant ton ombre
A se croiser sur ma poitrine ne se plieraient pas
Au contour de ton corps, peut-être.
Et que, devant l’apparence réelle de ce qui me hante
Et me gouverne depuis des jours et des années,
Je deviendrais une ombre sans doute.


O balances sentimentales.
J’ai tant rêvé de toi qu’il n’est plus temps
Sans doute que je m’éveille.
Je dors debout, le corps exposé
A toutes les apparences de la vie
Et de l’amour et toi, la seule
qui compte aujourd’hui pour moi,
Je pourrais moins toucher ton front
Et tes lèvres que les premières lèvres
et le premier front venu.

J’ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé,
Couché avec ton fantôme
Qu’il ne me reste plus peut-être,
Et pourtant, qu’a être fantôme
Parmi les fantômes et plus ombre
Cent fois que l’ombre qui se promène
Et se promènera allègrement
Sur le cadran solaire de ta vie.

Robert Desnos.

Dans la nuit il y a naturellement les sept merveilles
du monde et la grandeur et le tragique et le charme.
Les forêts s’y heurtent confusément avec des créatures de légende cachées dans les fourrés.
Il y a toi.

Dans la nuit il y a le pas du promeneur
et celui de l’assassin et celui du sergent de ville
et la lumière du réverbère
et celle de la lanterne du chiffonnier.
Il y a toi.

Dans la nuit passent les trains et les bateaux
et le mirage des pays où il fait jour.
Les derniers souffles du crépuscule
et les premiers frissons de l’aube.
Il y a toi.

Un air de piano, un éclat de voix.
Une porte claque. Une horloge.
Et pas seulement les êtres et les choses et les bruits matériels.
Mais encore moi qui me poursuis ou sans cesse me dépasse.
Il y a toi l’immolée, toi que j’attends.

Parfois d’étranges figures naissent
à l’instant du sommeil et disparaissent.
Quand je ferme les yeux,
des floraisons phosphorescentes apparaissent
et se fanent et renaissent comme des feux d’artifice charnus.
Des pays inconnus que je parcours en compagnie de créatures.
Il y a toi sans doute, ô belle et discrète espionne.

Et l’âme palpable de l’étendue.
Et les parfums du ciel et des étoiles
et le chant du coq d’il y a 2,000 ans
et le cri du paon dans des parcs en flamme et des baisers.

Des mains qui se serrent sinistrement dans une lumière blafarde
et des essieux qui grincent sur des routes médusantes.
Il y a toi sans doute que je ne connais pas,
que je connais au contraire.

Mais qui, présente dans mes rêves,
t’obstines à s’y laisser deviner sans y paraître.
Toi qui restes insaisissable
dans la réalité et dans le rêve.

Toi qui m’appartiens de par ma volonté
de te posséder en illusion
mais qui n’approches ton visage du mien
que mes yeux clos aussi bien au rêve qu’à la réalité.

Toi qu’en dépit d’une rhétorique facile
où le flot meurt sur les plages,
où la corneille vole dans des usines en ruines,
où le bois pourrit en craquant sous un soleil de plomb.

Toi qui es à la base de mes rêves
et qui secoues mon esprit plein de métamorphoses
et qui me laisses ton gant quand je baise ta main.
Dans la nuit il y a les étoiles
et le mouvement ténébreux de la mer,
des fleuves, des forêts, des villes, des herbes,
des poumons de millions et millions d’êtres.

Dans la nuit il y a les merveilles du mondes.
Dans la nuit il n’y a pas d’anges gardiens
mais il y a le sommeil.
Dans la nuit il y a toi.

Dans le jour aussi.

 

Robert Desnos. Les espaces du sommeil.

 

 

 Agé de cent-mille ans, j’aurais encore la force
De t’attendre, o demain pressenti par l’espoir.
Le temps, vieillard souffrant de multiples entorses,

Peut gémir: neuf est le matin, neuf est le soir.

Mais depuis trop de mois nous vivons à la veille,
Nous veillons, nous gardons la lumière et le feu,
Nous parlons à voix basse et nous tendons l’oreille
A maint bruit vite éteint et perdu comme au jeu.
Or, du fond de la nuit, nous témoignons encore
De la splendeur du jour et de tous ses présents.
Si nous ne dormons pas c’est pour guetter l’aurore
Qui prouvera qu’enfin nous vivons au présent.

Robert Desnos. Etat de veille – 1942 – Demain.

On peut aimer le rock et la poésie. (sourire)

Paradoxal??

4 novembre 2008

Sculpture, dessin, émotion.

Publié par Murmures sadiens dans Art et culture dans mes goûts etc..

Rien à voir avec le SM. 

Envie de parler d’un homme, sculpteur de son métier, d’un talent certain travaillant aux quatre coins du monde.

Un homme pourtant simple, lambda, que je ne nommerai pas ici, par égard à sa vie privée.

Ses travaux touchent essentiellement l’amènagement d’espaces en mêlant l’art de la sculpture à la vie urbaine.

Monsieur D. homme au grand coeur m’a beaucoup touchée par ses attentions envers les autres, alors que lui même se trouvait en souffrance… Une souffrance profonde, puisqu’il accompagnait sa femme à l’agonie.

Nous nous voyions à l’époque tous les jours pour ces raisons, nous aimions discuter, et simplement la présence de l’un et l’autre.

Il aimait ma façon de m’adresser à lui sans fausse pudeur ni compassion abusive (je trouve ça tellement… )

Puis un jour pas tout à fait comme les autres, alors qu’il souffrait toujours silencieusement, je me suis vue recevoir un paquet.

Un petit buste sculpté de ses mains.. Que ma conscience refusait, mais que mon coeur acceptait devant son sourire.

Comment le remercier sinon les quelques mots d’usage?…

Il se tenait devant cette table et une demi-feuille de papier, un crayon de bois à la main, et ses petites lunettes sur le bout du nez.

Le temps que je cherche mes mots, que je lui souris, que je le remercie, il griffonnait, je le connaissais ainsi: amoureux des arts.

Puis il me tendit ce bout de papier, ce qu’il me dit restera intime, il m’avait simplement « croquée » selon ce qu’il voyait.

Ce dessin griffonné en quelques minutes m’est resté, j’aime beaucoup (j’ai d’ailleurs trouvé l’équivalent en photo sur le net).

Plus qu’un dessin, j’ai longtemps pensé et je pense encore garder l’idée pour un tatouage, autre forme d’art que j’aime, mais pourquoi je n’arrive pas à franchir le cap?

Ce ne sont pourtant pas les tatouages qui manquent sur ma peau, des marques différentes par leur signification mais toutes importantes.

Ce monsieur, par sa noblesse de coeur, sa gentillesse, sa générosité m’a émue, m’a fait le plus beau cadeau: un bout de papier grisé de-çi de-là, un bout de papier plein d’amour, d’espoir, de courage, de désintéressement, juste son coeur.

Il m’a aussi faite découvrir la sculpture et le dessin.

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Merci Monsieur D.

18 octobre 2008

De la cérébralité.

Publié par Murmures sadiens dans Art et culture dans mes goûts etc.., Vécu soumission

 

Cérébralité.

Un mot très à la mode ces temps-ci.

Je la vois et la ressens sur ces illustrations de Luis Royo par exemple… (Oui encore lui, sourire)

(Clic pour taille réelle)

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Et je la vis en présence de Ma Maîtresse, quel que soit l’instant ou la pratique qu’elle aura désirée.

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Cette photo pour rappeler l’illustration du dessus, et oui, il y a bien cérébralité à ce moment, j’entends déjà les chuchotements..

Quel que soit l’instant ou la pratique, comme je discutais avec un monsieur soumis qui ne pouvait pas comprendre, autant je ne suis pas masochiste (ou peut-être dans l’esprit) et ne jouis pas par la douleur, autant je prends plaisir à chaque coup, chaque caresse donnés par Ma Maîtresse.

D’autres coups ou caresses identiques donnés par d’autres, ne m’imprègneront pas de la même façon, ne me feront pas cet effet d’extase consciente et subconsciente.

A la question: si j’aime la flagellation?..

J’aime tout, tant que c’est donné ou désiré de Ma Maîtresse.. J’aime le contexte qui fera que je mérite d’être corrigée ou récompensée, j’aime satisfaire et m’offrir à Ma Maîtresse.

Mais de but en blanc, je répondrai : non.

C’est si simple! Et si difficile à faire comprendre?

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Ce genre de photo représente beaucoup pour moi.. Toute ma cérébralité, et celle de Ma Maîtresse.

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Un chouia de sentimental, beaucoup de cérébral.

 

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